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dimanche 30 avril 2017

Les auteurs Belge - Nicolas Bastin

Après une longue période sans nouvelle présentation d'un auteur belge, non pas par manque d'auteur, mais bien par manque de temps, je reprends cette série d'article avec un jeune auteur de 21 ans, bien de chez nous et édité aux Edition Acrodacrolivres.
Je vous présente donc le premier auteur masculin ayant accepté de répondre à mes questions : Nicolas Bastin et son roman Virus Expérimentation.

J'ai rencontré Nicolas lors du salon Elles se livrent qui est organisé par les éditions Acrodacrolivres qui s'est déroulé les 4 et 5 mars derniers à Braine-Laleux.

Avec son décors et la couverture de son livre, impossible de passer devant Nicolas sont le remarquer.  Sa manière de parler de son roman,  l’histoire qui se déroule en partie à Walibi et l'esprit fantastique qui en sort ont fini de me convaincre à tenter l'expérience.


J'ai pris beaucoup de plaisir à lire les réponse de l'auteur à mes questions, il en sort une maturité pleine de sagesse et d'élégance que j'ai rarement rencontré chez un auteur aussi jeune. Dans une de ses réponses, il écrit une vérité frappante  : 


En Belgique, il y a le chocolat, les frites et les auteurs !




Place à son roman.
Russie, 18ème siècle, Igor rentre à l’université pour étudier le domaine des sciences. C’est lors de cette première journée qu’il rencontre Anna, une fille pauvre, maltraitée par sa mère. En rentrant chez lui, il annonce qu’il s’est fait une “amie” mais son père ne le voit pas d’un bon œil... Igor fugue et va se réfugier dans son école. A ce moment-là il est loin d’imaginer que cette fuite va changer sa vie... 

Bierges, 21ème siècle, Grégoire entend un spot publicitaire annonçant l’évènement Halloween à Walibi Belgium. Mathias et Alice, les jumeaux de Grégoire, veulent impérativement s’y rendre. Lorsqu’ils sont au parc, la propriétaire du cirque de monstres ne semble pas inconnue à Grégoire. Est-ce une simple sensation de déjà-vu avec le visage de la pub ou est-ce autre chose?



Je vous propose de découvrir ce qu'il a répondu à mes questions.

- Ce métier n’est pas facile et la concurrence ne manque pas, comment décrivez-vous l’ambiance entre auteurs ?
Je ne vois pas mes confrères comme de la concurrence. Nous avons tous nos styles (de tête, il n’y a pas d’autre auteur du même genre dans la maison où je suis), nos points forts et nos point faibles. Lorsque nous sommes entre nous, nous échangeons des conversations sur notre passion commune. Si vous voulez être écrivain par désir de gloire et/ou d’argent, vous ne réussirez pas. Il faut le faire parce que vous en avez envie, par passion.

- La Belgique est un petit pays, pensez-vous que les contacts entre les auteurs belges sont plus privilégiés ou plus facile par rapport aux auteurs d’autres nationalités ?
Etant ouvert à tous, je dois avouer que je ne regarde pas la nationalité des auteurs que j’ai pu rencontrer lors de salons. Pour moi, un auteur est comme son livre : unique. C’est un peu bateau de dire que les artistes ont tous leur propre façon d’être, mais c’est tellement vrai ! Je trouve qu’un auteur traduit ce qu’il est par son livre et inversement. Après, j’ai pu rencontrer des auteurs français et lorsqu’on parle de notre travail, il est vrai que nous avons des points de vue et de vécu différent. Je trouve donc plus sympathique de parler avec des gens « étrangers ». Ceci dit, nous, auteurs belges, sont aussi à promouvoir. En Belgique, il y a le chocolat, les frites et les auteurs !

- Accordez-vous de l’importance à ce qui s’écrit sur le net, notamment par les blogueurs, sur vos livres ?
Bien entendu ! Cependant, il faut rester soi-même ! Si un critique (professionnel ou non) donne un avis tantôt positif, tantôt négatif, il faut le prendre en compte quand il est correctement justifié. Lire un avis sur son œuvre quand il est juste écrit « J’aime/ Je n’aime pas » est du temps perdu. Une vraie critique est lorsqu’elle aide l’auteur à continuer sur sa lancée quand elle est bonne ou, inversement, remanier sa plume quand elle est un peu perdue. Toute critique est bonne à prendre quand il s’agit d’évoluer ! Mais je voudrais insister sur le fait qu’il ne faut pas changer du tout au tout pour une ou deux critique, il faut rester l’auteur du début tout en grandissant.

- Diriez-vous que le travail des blogueurs, toujours plus nombreux, est plutôt positif ou plutôt négatif pour les auteurs ? Pourquoi ?
Ma réponse va rejoindre la question précédente. Vous savez, j’ai eu une première critique qui ne m’a pas fait de cadeau car, lors du premier tirage, une mauvaise manipulation de dossier a été commise ce qui a entraîné l’impression de la version non-corrigée, au lieu de la version définitive, celle que vous avez maintenant entre vos mains. Nous avons pris en compte son avis, mais si j’avais du prendre en considération sa vision du bouquin, je ne dois plus écrire. Non ! Il faut savoir faire la part des choses et se dire ce qu’il fonctionne pour l’un peut ne pas fonctionner pour l’autre et vice-versa.

- Pensez-vous que la proximité et l’échange avec vos lecteurs soient importants et apportent quelque chose de positif dans votre carrière ?
Un auteur sans lecteurs est comme un boulanger sans pain : il ne sert pas à grand-chose. J’adore pouvoir échanger avec mes lecteurs et mes potentiels lecteurs lors de salons/foires aux livres. Pour la petite histoire, j’ai rencontré une dame qui a lu Virus et qui a adoré à tel point qu’elle me parlait de mes personnages comme s’ils étaient vivant ! C’est assez comique car à la base, ce sont des personnages que jamais vous ne verrez dans la vraie vie.

- Participez-vous avec enthousiasme à des salons ou foires littéraires ?
Certainement ! C’est l’endroit où l’on fait les plus belles et les plus enrichissantes des rencontres.

- Préférez-vous un petit salon regroupant quelques auteurs et permettant une forte proximité avec un public restreint ou un gros salon où le public est nombreux ?
Les petits salons sont plus agréables, les gens prennent le temps de passer chez chaque auteur et de regarder ce qu’on propose, mais il faut avouer que le public est moins nombreux. A l’inverse, les grands salons (Mons, Bruxelles,…) ramènent un monde fous. Cependant, les gens ont trop d’informations en même temps et se pressent pour voir un maximum d’auteurs. Il faudrait un juste milieu pour satisfaire et le public, et les auteurs.

- Votre maison d’édition vous impose de choisir un style littéraire et de vous y cantonner. Acceptez-vous ? Si oui, lequel choisissez-vous ?
Hors de questions ! L’imaginaire est une source d’inspiration inépuisable, si vous la cantonner à un type, qui peut ne pas être le vôtre, je pense que ça va donner lieu à un beau désastre. Pour une autre image, prenez une fleur et ne lui donner à boire qu’une fois par moi, ça ne sera pas la plus belle. Un auteur est comme une fleur. Imposez-lui quelque chose qui ne lui va pas et il écrira les pages les plus laides qu’il peut écrire.

- Vous pouvez écrire en duo avec un autre auteur (belge ou non), 
qui choisissez-vous ?
Je ne sais pas trop. Nous avons tous nos qualités, nos défauts, nos points forts et nos points faibles. Si je dois vraiment choisir, je dirai J.K. Rowling. Réponse facile vous allez dire. Je trouve que cette femme est un exemple ! Elle a écrit parce qu’elle en avait besoin, c’était son échappatoire à sa vie qui n’était pas très belle. Elle a crée Harry Potter par passion et non pour la célébrité et voyez où elle en est.

- Quel est l’endroit où vous préférez être pour écrire ?
Dans mon lit avec un sachet de bonbons et une bouteille de menthe.
  
- Votre vie personnelle influence-t-elle vos écris ?
J’essaie de ne pas le faire. Mes personnages et mon histoire est si sombre que je n’ai pas envie que des amis ou de la famille se sentent visé sans raison. Après, j’ai utilisé des noms de proches pour leur faire un petit clin d’œil, mais ça en reste là.

- Lequel de vos personnages vous ressemble le plus ? Pourquoi ?
Je dirais Igor. C’est un personnage assez gentil et protecteur mais qui peut se montrer sévère et juste. Je tiens à préciser que les personnages Marva & Igor sont des personnages créent par le parc Walibi. Bien que le parc m’a donné carte blanche, je me donne comme devoir de rester fidèle à leur travail de création.

Cinq réponses du coeur
- Un auteur ? J.K. Rowling
- Un roman ? Le Singe (Stephen King) parce que c’est le premier roman fantastique que j’ai lu et qui m’a fait apprécier le genre
- Une époque ? Le 18ième siècle. J’adore le style.
- Un genre littéraire ? Le fantastique et le biographique
- Une devise ? Fait les choses par envie et non par besoin !

- Un petit conseil à ceux qui souhaiterait se lancer dans l’aventure de l’écriture ?
Foncez ! Si votre envie est d’écrire et de rendre réelle ce que vous écrivez sur l’ordinateur, il faut le faire. La seule chose dont il faut se méfier, c’est la maison dédition. Il faut garder en tête que ça va être votre deuxième famille et la première de votre « book-baby », il faut s’y sentir bien.



Vous pouvez retrouver Nicolas Bastin sur sa page Facebook : Nicolas Bastin - Auteur
Et retrouvez les Editions Acrodacrolivres sur leur site : Acrodacrolivres

Un tout grand merci à Nicolas Bastin d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.

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